Des premières formes d’écriture à la normalisation internationale des procédures comptables, en passant par l’apparition de la comptabilité en partie double, l’histoire de la comptabilité générale est riche et complexe. Cette succession de changements et d’améliorations reflète les progrès de l’homme dans les domaines de l’écriture, du commerce et des échanges intercommunautaires. L’histoire de la comptabilité générale est généralement découpée en trois grandes périodes :
La communauté comptable mondiale reconnait aujourd’hui « Suma de arithmetica, geometria proportioni et proportionalita », du moine franciscain Luca Pacioli (1445-1517), comme l’ouvrage fondateur de la comptabilité moderne. Ce livre de 615 pages se veut très pragmatique, à l’attention des étudiants, des marchands, des ingénieurs ou des artistes, et comprend un traité nommé « Particulares de computis et scripturis », long de 27 pages, qui introduit les principes de la comptabilité à partie double. Pacioli y suggère l’utilisation de 3 livres : - Le Memorial
Selon le mathématicien italien, le but de cette méthode est d’aider le commerçant à mieux suivre ses affaires grâce à des informations significatives. La comptabilité à partie double repose sur l’idée que l’activité d’une entreprise peut être représentée par la tenue de différents comptes, dont chacun concerne un aspect de l’organisation de la société. Pour tout mouvement financier ou de marchandises, un de ces comptes est crédité, un autre est débité. Ce principe fondamental est encore utilisé de nos jours.
A partir du XVIIIème siècle, les comptabilités des pays Anglo-saxons (misant sur la transparence et sur les marchés boursiers d’actions) et de l’Europe continentale (misant sur le secret des affaires et sur l’endettement), tendent à s’harmoniser de manière différente, chacune de leur coté. Il faudra attendre 1973 pour assister à la création de l’International Accounting Standard Committee (IASC), qui sera réformé en 2001 pour devenir l’International Accounting Standard Board (IASB).


